15/08/2011 : 12h 50 Départ de Vierzon par le train, très tendu et inquiet ; En cours de voyage mon copain Daniel est venu me faire signe à la gare de La Jonchère. J'arrive en Gare de Cahors à 15 h 30 il fait très chaud et me voilà en quelques minutes devant le pont de Valentré et le GR 65 qui l'emprunte, et déjà une première difficulté le mur de calcaire avec son sentier à chêvres. Arrivé en haut je marche environ 5 km et décide de bivouaquer après le Pech de Gadal le long de la D 653, il est 17h 45 (nuit bruillante avec beaucoup de véhicules sur la route.
16/08/2011 : Le Pech de Gadal - Montcuq (21,9km) ; Départ 7h 45, la journée a été très chaude et je me suis planté à quelques km de Montcuq à cause d'un flêchage d'auberge, j'ai arrêté une voiture et on m'annonce que je suis à l'opposée, le gars m'embarque et m'amène jusqu'au camping, sympa ! il est 16h, cassecroûte et balade dans Montcuq !! je rencontre au camping un gars qui a la même tente que moi, mais pas trop bavard !!!
17/08/2011 : Montcuq - Durfort-Lacapelette (30 km) ; Départ 7h 30, Difficile !! en partant du camping pour retrouver le GR 65 ( au moins 3 km à tourner en rond) enfin grace à mon "collègue" de rencontre je repart du camping par le bon chemin. Je fais alors connaissance de François tout en marchant, c'est un garçon très sympathique, mais nous ne marchons pas à la même allure alors chacun pour soit, c'est mieux comme çà. Bivouac dans une ferme auberge situé au lieu dit "Le Haut Figuier" qui accepte les campeurs il est 17h 45, je retrouve l'ami François et deux dames que j'avais entrevue sur le chemin. Nous avons passé une très agréable soirée à discuter avec la sympathique propriétaire qui fera partie de mes meilleurs rencontres, mais je n'oublie pas de mettre biensûr François breton parisien d'adoption (qui s'arrêtera à Moissac, Karine gentille parisienne et Annita une gentille anglaise (qui s'arrêteront à Condom)
18/08/2011 : Durfort-Lacapelette - Moissac (15,5 km) ; Départ 7h 30, je pars après ces dames (François est toujours dans sa tente) journée orageuse et chaude, trajet moyen, traversée complète de Moissac. Arrivée à 12h 30, le camping est sur les bords du Tarn mais assez loin du centre ville. Quelque temps après je retrouve François. L'orage est au loin, visite de la ville, le soir "moules-frites" et bière avec François, très belle et sympathique soirée. François repars sur Paris le lendemain.
19/08/2011 : Moissac - Saint Antoine (27 km) ; Départ 6h 30, il fait encore sombre mais l'éclairage public suffit, la marche va se dérouler sur pas mal de km le long du canal latéral de la Garonne, il fait chaud mais on est à l'ombre, je me fais dépasser par un couple (une bretonne et un Québecois) ils n'ont pas envie de discuter avec moi !! Je traverse la Garonne à Espalais, de l'autre côté je m'arrête dans un joli village en briques roses Auvillar, avec une place et son hall du marché très joli. Je m'arrête à quelques km pour la pose casse croute et voilà mon couple breton/quebec qui se pose à côté de moi mais toujours aussi avar de paroles. Il fait très chaud si bien que je m'arrête à Saint Antoine pour boire de l'eau fraiche et m'endormir sur un banc à l'ombre devant le monument aux morts, au bout d'une heure voilà les deux dames (Karine et Annita) qui se baladent après une bonne douche prise au gite !! et moi toujours pas posé. Alors je décide de sortir du village et au bout de 2 km, je plante la tente sur le bord du GR65, ce n'est pas super mais j'en ai plein mes pattes, il est 17h 30, vite une "douche" le casse croûte et au lit.
20/08/2011 Saint Antoine - Lectoure (23 km) : Départ 5h 45 car j'ai bien peur qu'il va faire chaud. Prévision confirmée, le chemin n'est pas désagréable mais l'arrivée vers midi à Lectoure est très, très chaude, si bien que je m'installe sur l'ancien camping municipal à l'entrée de la ville (pas d'interdiction de camper) je mange et me fait une sieste à l'ombre des arbres (çà tape) vient un camping car immatriculé 74 !! je vais leur dire bonjour, c'est un couple très agréable et causant, je rapproche ma tente du véhicule car je veux aller faire un tour en ville. A 18h 00 il fait 31° à l'ombre, je rencontre Annita et Karine, celles-ci veulent m'offrir un rafraichissement, je vais ensuite m'acheter du pain avant de les rejoindre à la messe où à la fin nous serons bénis par le prêtre (c'est ma première bénédiction de pélerin) je ne reverrais plus ces dames qui s'arrêtent à Condom. La nuit ce passera très bien.
21/08/2011 Lectoure - Castelnau/l'Auvignon (21 km) : Départ 5h45 toujours pour éviter la chaleur de l'après-midi, je passe par La Romieu pour visiter l'abatiale, de plus le village à une architecture très ancienne et bien entretenue. Je m'arrête à Castelnau par hasard car il y a une aire de pique nique avec table et bancs sous les platanes, il est 12h 30 j' installe ma tente pour passer l'après-midi à l'ombre et attendre patiemment le soir. Je vais aller me "doucher" à un robinet municipal à côté de la salle des fêtes. Le village n'a rien de particulier, je ne vois pas un chat.
22/08/2011 Castelnau - Montréal (28 km) : Départ 7h 30 !! je n'ai pas entendu ma montre sonner, tant pis çà va taper, confirmé ; il fait très chaud. Je vais passer à Condom qui est une jolie ville, je prends un café et une choco puis ravitaillement au Super-marché. En arrivant à Montréal je me jette sur une pression, le village est encore vide vu la température, il faut que je fasse encore 3 km pour aller à la ferme ( lieu dit : Le Couloumé) qui accueille les campeurs, arrivée à 17h 00, pas un chat je vais m'installer, il y a une tente dans le même genre que la mienne, je vais prendre ma douche ('quel bonheur !) voilà la propriétaire, elle me demande 8 € . Mon voisin est un hollandais qui vient d'Amsterdam (à pieds) il parle aussi bien le français que moi l'anglais ! mais çà va, il s'appelle Hans, sympa la cinquantaine ? nous aurons l'occasion de nous revoir plus loin.
23/08/2011 Le Couloumé - Eauze - Manciet (27 km) : Départ 6h30 il fait nuit Hans me suis sur la route mais il doit douter de mon trajet et il disparait !! c'est un super trajet, il fait encore très chaud, je me rapproche du Sud des Landes, les maisons sont jolies. J'arrive vers 16h 15 à Manciet, où me poser ? je trouve un lavoir très joli en sortie de ville et me dit que ce serait sympa de dormir là, je trouve un monsieur qui se dit frêre du Maire et que ce n'est pas un problème si je veux mettre ma tente à côté du lavoir. Cà n'a pas trainé; me voilà installé, une petite "douche" fraiche au lavoir et me voilà prêt pour la nuit.
24/08/2011 Manciet - Nogaro - Aire sur Adour (36 km) : Départ 7h 00, Le circuit va être sympa jusqu'à Nogaro, temps lourd (orage sur Nogaro) après le beau temps revient vite, le paysage change, je traverse des étendues de plantations de maîs, les 6 derniers km avant Aire/Adour sont pénibles, la distance parcourue n'est pas habituelle, alors je ralenti ma marche pour éviter une blessure. Arrivé au camping d' Aire vers 18h 00, la cadence a quand même été bonne, mais je suis crevé et je décide de passer une journée de repos ici. Je vois arriver Hans dans la soirée, il n'a pas l'air d'être frais aussi. J'ai un petit problème de tendinite à un doigt du pied gauche !
25/08/2011 Terrain de camping d'Aire sur l'Adour : Matin grasse matinée, je sympathise avec un belge qui a son camping car à côté de moi. Le midi petite balade dans la ville et un super casse croûte au restaurant (Plateau du pays et 2 verres de vin rouge !!! 19,50€) le pied et pas cher. Sieste l'après-midi et balade touristique pour terminer la journée.
26/08/2011 Aire sur l'Adour - Pimbo (28 km) : Départ 6h 45, il pleut à partir de 7h 30, je m'arrête à 12h 30 pour manger à Miramont-Sensacq, il fait beau sur le reste du trajet. Arrivée à Pimbo vers 17h 15, je passe à la mairie pour demander où poser ma tente : pas de réponse, on me conseille de poursuivre mon chemin car ce soir il y a la fête au village et dans la région c'est plutôt bruyant, alors je vais voir autour du cimetière (à 1 km) et je me trouve un coin sympa. Pas de chance ! des jeunes viennent installer leurs tentes à côté, ils ne veulent pas rentrer "beurrés" en voiture après la fête, sage décision! mais pas de b... en rentrant : promis !!! Efectivement, à part le bruit lointain de la fête, j'ai pu bien dormir.
27/08/2011 Pimbo - Geus d'Arzacq (26 km) : Départ vers 8h 00, Matin frais et humide.Temps couvert mais pas de pluie, halte à Arzacq-Arraziguet pour prendre un café et me ravitailler. Casse croûte au pied de l'église de Fichous-Riumayou, il fait beau j'en profite pour faire sécher ma tente. Arrivée vers 16h 45, je demande à une dame où je peux dormir, elle me conseille à côté de la salle des fêtes, effectivement je trouve un terrain de pique nique avec table et bancs : très bonne nuit.
28/08/2011 Geus d'Arzacq - Arthez de Béarn (12 km) : Départ 7h 00, frais mais beau temps, parcours sympa, je passe dans un village où se trouve (en plein centre ) la tombe d'un gars du nom de Vanderbegh qui est mort pendant la guerre d'Indochine (monument majestueux) Arrivée à Arthez vers 10h 30, pas de café ouvert (lendemain de fête) la boulangère me fait passer dans l'arrière boutique et m'offre le café : sympa !!, je descend au terrain de camping municipal où je trouve un endroit très joli. Installation, lessive et après le casse croûte sieste. Le soir je suis invité par le maire à un "pot" d'accueil des nouveaux arrivants (on est le samedi) Jurançon et gateau local, je me suis tapé 3 verres et 4 morceaux de gateau !
29/08/2011 Arthez - Navarrenx (31 km) : Départ 6h 30, il y a du brouillard, je trouve sur le chemin pas mal de marcheurs (c'est la première fois que j'en vois tant) je suis abordé par une femme qui marche et qui ne m'a pas l'air nette !! j'arrive à la larguer en accélérant le pas : elle ne tiendra pas la cadence. Arrivée à Navarenx vers 16h 45 dans un terrain de camping à 12,40 Euros, tenu par des franco-anglais et occupé par 99 % d'anglais !! j'ai un emplacement de camping-car pour ma petite tente. Visite de Navarenx et passage à l'épicerie car on est dimanche et c'est rare d'en trouver d'ouverte.
30/08/2011 Navarrenx - Uhart-Mixe (30 km) : Départ 6h 45 passage du pont qui enjambe le Gave d'Oleron, j'entre dans le pays Basque, petite pause à 10h 00 chez un gars qui vends des cafés et sandwiches aux marcheurs. Il fait très beau, je m'arrête à casser la croûte en haut d'une colline bien à l'ombre. Passage d'un avion CASA en très basse altitude par deux fois. Le chemin est magnifique avec ses petites collines typiques du pays Basque. Je me déroute un peu pour passer la nuit à Huart-Mixe à l'auberge pour pélerins "l'Esgargot" accueil chaleureux de la patronne (Antoinette) et de l'hospitalier (Cédric), nous serons trois en fin de journée : une Alsacienne et la névro que j'avais semé quelque temps avant !! au diner on s'est sifflé à trois 1 litre de rouge et 1/2 de rosé!!! la névro était complètement pétée. Moi je suis aller me coucher dans ma tente, mais le pauvre hospitalier a dû subir les conneries des deux nanas. Bref, bonne nuit pour moi.
31/08/2011 Uhart-Mixe - Siant Jean Pied de Port (peut être 22 km): Départ à 7h15, Temps très lourd, beau paysage, chemin parfait, arrivée à 16h 30 passage à la gare et à la poste avant d'aller au terrain de camping qui est à l'opposée. Il y a beaucoup de monde dans les rues, je vais faire mes courses, je passe à la laverie pour y mettre le linge sale. Un petit tour pour boire une bonne bière, la ville est sympathique avec ses anciennes fortifications. Le camping municipal ne casse pas des briques mais c'est quand même 10,70 Euros !!! A 2h 00 du matin l'orage tourne autour, je plie tout mon matériel et le met à l'abri sous un appenti, et je reste à couché dans la tente, il pleut un peu mais ce n'est pas méchant . Levé à 5h 00 pour aller prendre mon train qui est à 6h 18.
01/09/2011 Saint Jean Pied de Port - Bayonne par SNCF 6h 18 - 7h23
01/09/2011 Bayonne - Guéthary (23 km) : Départ de Bayonne à 8h 00, passage à la cathédrale pour faire tamponner mon crédancial (1er tampon) je m'arrête en zone industrielle à Décathlon pour m'acheter une paire de chaussures neuves je les passe autour du cou et direction la mer que j'ai hate de revoir. Arrêt casse croûte à Biarritz au dessus de la plage de Marbella, il fait un temps magnifique et la mer est calme, Séchage de la tente et pose bronzage, je pars vers Guéthary où je trouve difficilement un camping à la hauteur de mon porte monnaie, heureusement à Bidart j'étais passé à l'office du tourisme pour me renseigner sur les prix. Enfin je trouve le camping "Itsas Mendi" pour 15 Euros, il y a un superbe jacuzzi et je ne vais pas m'en priver.
02/09/2011 Guéthary - Hendaye - Hendarabia - Irun (17 km) : Départ à 7h 15, il fait déjà très beau, le parcours sur le sentier du littoral et sur la plage à marée basse est extra. Je trouve le moyen de me perdre dans Saint Jean de Luz, à cause d'un mauvais renseignement. J'arrive sur la plage d'Hendaye côté Nord vers 11h 00, je me pose et décide d'aller prendre un bain, quel bonheur l'eau est bonne et une mer d'huile. Je décide de manger sur la plage avant de me rendre à la Poste pour recharger ma carte Kertel et expédier ma tente à la maison. Vers 16h 00 je me décide à me rendre au port de plaisance pour prendre la navette marine qui relie Hendarabia à Hendaye sur la Bidasoa. Je dois me rendre à l'auberge de jeunesse pour y passer la nuit : pas de chance c'est complet. Obligé de prendre un bus et de me diriger sur Irun qui est à 6 km : bon démarrage en Espagne !!! Enfin me voilà en vue de l'albergue pour pélerin qui est en plein centre ville (donativo : je donne 5 €). Je suis fatigué nerveusement et stressé pour ma première nuit. Heureusement l'hospitaléros est un lorrain donc çà parle français !! je trouve 2 français qui sont des récédiviste du Compostel, les gars sont sympa et nous allons discuter pendant le repas. Les chambres se remplissent (lits à étage).
03/09/2011 Irun - Donostia (San Sebastian) (26 km) : Départ au petit matin à 7h 15, le temps est à la pluie, je suis un peu stressé !! j'ai peur de me perdre dans la nuit et en ville, heureusement mon guide me donne de bonnes indications et je suis surpris de trouver autant de flêches jaunes sur le circuit. Une 1/2 heures après le départ la pluie arrive, heureusement j'ai mon parapluie (nettement supérieur au pancho) il va pleuvoir sur 98 % de l'étape et pas de la rigolade. Je fais ce tronçon pratiquement tout seul, je retrouve Christian (l'instit. à la retraite) au 1er passage de ria à Pasia, il est trempé jusqu'aux os, moi impeccable. Le paysage serait admirable si cette sacrée pluie s'arrêtait, elle va nous tenir pratiquement jusqu'à Donostia. Cette ville balnéaire est magnifique (aussi jolie que Nice ou Cannes !! Pour trouver l'auberge de jeunesse il faut passer prendre un plan de la ville à l'office du tourisme. Il faut aller à l'autre bout de la plage pour s'y rendre (1h 45), heureusement c'est sur le Camino. A l'auberge (il est 16h 30) beaucoup de monde mais c'est grand mais cher (18 €) petit dej compris. C'est sympa comme ambiance (jeunes français, autrichiens, danois, allemands, espagnols......c'est toute la planète réunie). Petite balade en ville pour faire les courses, c'est un coin très friqué et cossu, je retrouve Christian et le Colombien, on va boire notre première canà.
04/09/2011 Donostia - Zarautz (22 km) : Départ 8h 30 car le temps n'est pas fameux : pluie fine et du vent le long de la côte, c'est mal partie !!Le chemin est très beau, pas mal de petits dénivelés mais marche assez rapide, la vue sur la mer est jolie. Arrivée à 1 km avant Zarautz (14h30) j'opte pour le "Gran Camping" il pleut de nouveau et c'est sur le chemin. Je serais tous seul à passer la nuit dans le dortoir qui est au-dessus de l'accueil du camping ce n'est pas luxueux mais pour 5 € !! il y a un petit supermercado sur place, vu la météo c'est bien de ne pas cavaler pour le ravitaillement.
05/09/2011 Zarautz - Deba (24 km) : Départ 7h 30, ciel encore couvert mais pas de pluie, après Zarautz il faut longer la mer par une route magnifiquement équipée (large trottoir) jusqu'à Getaria. Un beau ciel bleu et un soleil chaud apparait vers 14h 00. Le parcours est toujours en montagnes russes mais çà vaut la ballade. Passage à Zumaia et Itziar. J'arrive vers 15h 30, il faut passer à l'office du tourisme pour s'inscrire et payer (5 €) l'albergue est perchée en hauteur(il y a un ascenseur), c'est une ancienne école, le remplissage est complet en fin de journée. Je vais à la plage me baigner car il fait 23°, la plage est belle et la mer est d'huile. La ville est mignonne mais l'église est bouclée (comme beaucoup d'église plus tard) Une canà avec les collègues et retour à l'albergue. Je ne suis pas encore habitué à toutes les têtes, toujours les 5 copins espagnols, Christian, le Colombien (alias : cocaîne) et le couple très sympa de paraguayens.
06/09/2011 Deba - Markina (25 km) : Départ 7h 30, il fait très beau, température excellente pour marcher à la fraiche, le chemin est magnifique (forêts de pins et d'eucaliptus) malheureusement je me suis planté dans les collines, voyant un village dans la vallée je m'y suis précipité : pas de bol ce n'était pas le bon, alors +3 km sur la route avec la faim au ventre et un 28° à l'ombre. Arrivée à 15h 30 à Markina, l'accueil se fait dans une ancienne abbaye, couchage donativo (5 €) visite de la ville et surtout ravitaillement, casse croûte dans le jardin public. Je grille mes piles en les chargeant derrière un double vitrage !!! je n'aurais pas de photos à faire demain. Je retrouve tout mes amis du Camino, on se connait tous bien (je retrouve notamment Alba et son chien) et les canà coulent à flot le soir dans les bistrots de la ville.
07/09/2011 Markina - Gernika (25 km) : Départ 7h 30 (c'est moi le plus fidèle pour l'horaire de départ) Christian part toujours après un café pris au bistrot du coin, il fait encore très beau (pourvu que çà dure) le chemin dans les collines basques est magnifique et reposant. Pour la première fois j'applique la méthode Christian : une pose café au bout de 3 à 4 heures de marche, pas de pique nique sur le chemin, le repas se fait à l'arrivée après installation, douche et lessive. Arrivée à 14h 30 (6h 50 de marche) à l'auberge de jeunesse de Gernika. Nous allons tous au restau (les espagnols assurent les négociation du prix) menu extra et pour la première fois je mange au retaurant en Espagne pour le prix de 11 € tout compris (le vino tinto de la casa à volonté) c'est une bonne option pour reprendre des forces. Visite de la ville avec deux passges obligatoires : le fameux pont que les franquistes devaient détruire au lieu de casser toutes les habitations, et l'arbre de Gernika (emblème de la civilisation basque espagnole) Jolie villes qui est très étendue.
08/09/2011 Gernika - Lezama (22km) : Départ 7h 30, toujours un temps magnifique, bon dénivelé en sortant de Gernika avec un environnement très vert et de la forêt, mais çà ne dure pas longtemps (on commence à entendre les vols d'avions) on se rapproche de Bilbao, les collines s'aplatissent et les routes sont plus nombreuses. La tp ° tourne autour de 29°, les fontaines sont les bienvenues. Je cherche un bon moment l'albergue qui est toute neuve mais petite, enfin il est 14h 30, je rejoins les autres au bistrot et après l'installation on va au restau. Je trimbale toujours mes chaussures neuves autour du coup çà fait rire les autres : demain je les largue à Bilbao. La fin de l'après midi sera longue d'autant plus que le village ne présente pas d'intérêt, les espagnols sont partis "binocher" car demain c'est leur dernière étape, je visite un peu le village et ensuite repos.
09/09/2011 Lezama - Bilbao - Pobena/Muskiz (24,5 km) : Départ à 7h 35 avec un jeune allemand, on va marcher ensemble jusqu'au sommet des collines qui surplombent Bilbao, on se quittera là car il va rejoindre sa copine qui l'attend à l'auberge de jeunesse. Moi je décide de descendre sur le vieux quartier de Bilbao au travers du nuage de polution qui fait au moins 25 m d'épaisseur, je suis obligé de me coller un essuie tout sur la bouche et le nez car je crois que je vais suffoquer, ce n'est pas possible !! c'est dommage car je travers une zone de pique nique très bien équipée. Enfin la clareté, j'arrive dans la ville il est 9h 30, je m'arrête prendre un café et une tortilla (omelette), ensuite direction le supermercado pour le ravitaillement. J'avais décidé de ne pas m'éterniser, si bien que je prends le métro à la station "Gasco-Viejo" je laisse enfin mais chaussures à des SDF (ils se démerderont) et pour 1,60 € je traverse Bilbao et me retrouve en banlieu à Portugalete. La sortie de l'agglomération est longue, il y a de l'autoroute partout, mais les équipements pour piétons sont très bien faits, il y a des aires de piques niques tous les 5 km, c'est dans le deuxième que je m'arrête, après une bonne sieste sur le banc je reparts, il fait très très chaud, pas beaucoup d'ombre et que des chemins bétonnés. Enfin arrivée à 16h 30 à l'albergue municipale (donativo = 0 €) je n'ai pas d'argent sur moi. Je me précipite à la plage qui est à 200 m et un bon bain réparateur est le bievenu. A l'auberge je rencontre de nouveaux compagnons de marche : François, Anne-Marie, Yves, Estienne, Josette, Guy qui ont démarrés à Bilbao.
10/09/2011 Pobena - Castro/Urdiales (23,5 km) : Départ 7h 40, bonne météo, je marche par moment avec François (gastro-entérologue) de Tarbes pique nique avec François et son épouse Anne-Marie et le beau-frêre Yves (cadre du pénitencier de la Martinique) je leur fais découvrir mon chauffeau de compétition) le chemin est assez raide par endroits 50 % montagne, 50% côté mer. Arrivée à Castro qui est une très belle ville balnéaire, il ya beaucoup de gens encore en vacances, l'auberge municipale est à l'autre bout . Je vais manger seul au restau pour 10€ (je ne sais pas ou sont passé les autres) Je retrouve Guy (des Hautes-Pyrénées) lui aussi a mangé seul. Après la douche je vais me balader en ville, au port, et à la cathédrale qui est fermée. Pas de baignade car le ciel se couvre et la tp° descend. La meilleur occupation reste alors le repos en discutant avec ses voisins de lit.
11/09/2011 Castro - Liendo (29,6 km) : Départ à 7h 35 seul, il fait beau, à la pause de 15 km je suis rattrapé par François, Anne-Marie et Yves, on marchera à vue ensemble. Le chemin est sympa mais pas de vue sur la mer, collines et forêts, paysage reposant .Je trouve Christian et son copain José devant une canà dans un bistrot de campagne, je m'arrête aussi et passe par le fournil du boulanger acheter des croissants et je prends un café. Arrivée à Liendo vers 15h 00. Petit village mais une auberge toute neuve où nous serons 8 français !!! et 2 cyclistes allemands, on va chercher les clefs au bistrot du coin (5 €) nous faisons une caisse commune et nous préparons le repas du soir qui sera formidable.
12/09/2011 Liendo - Laredo - Santona - Meruelo - Guemes (33,5 km) : Je démarre le premier à 7h 15 le jour n'est pas encore bien levé !! Yves me dit que le Camino est à gauche... pas de bol c'était à droite, mais trop tard 4 km plus loin me voilà perdu, je décide de monter le talus d'une route.... c'est une autoroute!!! alors heureusement ma boussole me donne la bonne direction, plein Ouest. Je passe le grillage de protection et suit un petit passage derrière la barrière de sécurité !!!! enfin une bretelle de sortie et la nationale : bingo! je retrouve les "flêchas" du Camino. Direction Laredo où j'arrive à 150 m d'altitude, c'est magnifique avec cette baie sablonneuse sur des kms. La ville est grande et magnifique, un café et croissants pour le moral. Je dis bonjour à un papy "olla, bonjour" tu es français ? ben oui ! "j'ai travaillé en France ...si tu veux gagner du temps et marcher sur la plus belle plage d' Espagne, prends la première à droite et au bout de 4 km tu arrivera sur l'embarcadère pour traverser la ria. MAGNIFIQUE !!! " il avait raison, la mer était basse et la vue magnifique !! c'est une image inoubliable. Arrivé à l'embarcadère, je traverse en bateau jusqu'à Santona, la météo est extra. Je fais une petite pause et repars le long de la côte j'ai oublié de fire le plein d'eau !! alors avant de quitter les habitations je suis obligé de sonner à une villa prise au hasard ; une mamie pointe son nez et avec un "olla, sequiera aqua por favor senoritas" (j'ai appris çà par coeur) la mamie me prends mon bidon et revient avec le plein et j'ai le droit çà un cône de glace à la vanille, "gracias...." super ! j'en pleure presque! Je reprends le chemin en pleine chaleur et dépasse 2 jeunes étudiantes allemandes sympa que je retrouverais les jours plus tards et un couple de belges qui ne veulent pas me suivre sur la plage pour marcher plus simplement. 3km sur le sable et arrêt à Noja pour casser la croute sur le bord de mer, il y a du monde . Pour repartir je sui obligé de demander le Camino aux passants, enfin le voilà avec ses flêches jaunes, mais je me perds une autre fois à cause du manque de flêche et mon guide qui est muet sur les 10 derniers km. Alors pour rejoindre sûrement Guermes, il faut prendre la route plus tôt que les sentiers au milieu des eucaliptus, mais çà va la route est ombragée et j'arrive enfin à l'auberge du père Ernesto à 1,5 km de Guemes. Ce fût une étape riche d'évènements mais longue et fatiguante à cause de la chaleur (28 - 29°). Je retrouve tout le monde certains perdus ont préféré prendre le taxi à plusieurs, alors je suis content et fier de moi. L'albergue d'Ernesto (donativo couchage et repas) très sympa et beaucoup de couchage et pas mal de monde : je ne sais pas d'où sortent tout ces marcheurs (un des mystère du Camino : mais j'ai quelques explications qui me viennent à l'esprit.
13/09/2011 Guemes - Santander (15 km) : Départ dans les premiers à 7h 35, on nous avait fait un petit briefing la veille pour marcher le long de la côte jusqu'à l'embarcadère, on y allant au pif je trouve le bonne accès du chemin côtier, il fait beau et le paysage marin est magnifique, je n'ai plus de batterie pour prendre des photos, c'est bien dommage. Un peu laborieux au milieu des villas pour retrouver le chemin ! mais dans un bistrot je trouve des surfeurs dont un parle bien français, c'est gagné ! ils refuse la canà que je veux offrir, mais ces gars sont sympa. Je repars après 1/2 heure de rigolade avec eux. Enfin l'embarcadère que j'ai failli louper (il n'y avait personne) Enfin le bateau et 20 mn après on débarque à Santander, direction l'albergue, il est 12h 30, je suis le premier!! ce n'est pas encore l'heure d'ouverture, mais je fais bonne impression à l'hospitaléras et elle me laisse m'installer. C'est dans un grand appartement en centre ville, les lits à étage sont serrés, attendons ce soir !!! douche, et direction un restau que je trouverais à la "estacion autobus" et pour 9€ je prends "le menu de dia". La ville, est grande mais sans intérêt touristique. En rentrant l'auberge est animée, ils sont presque tous là (les connus et inconnus) c'est plein !!!
14/09/2011 Santander - Quevade (1,5 km avant Camplengo) (22 km) : Je pars à 7h 10 car il y a beaucoup de traversée de la ville et c'est bien éclairé. Je retrouve au bout d'une 1/2 heure Guy (Hautes-pyrénees) il est sympa et on décide de marcher ensemble. Il fait un temps couvert mais chaud, à Boo il faut prendre le train pour traverser la rivière (il n'y a pas de route) pour 1,30€ on prend le petit train de la FEVE et on débarque 20 mn plus tard à Requevada, on a gagné 5 km sur l'étape. A 12h 45 on débarque à l'auberge "Arcos Iris" c'est ......très rustique et voir délabré, c'est en fait une habitation tenu par deux vieux qui on quand même le sens des affaires car ils demandent 16€50 en 1/2 pension, bref on s'installe en bas et on va casser la croute sous la tonnelle car le soleil s'est levé. Les autres arrivent plus tard et sont surpris comme nous par l'environnement.. Certains vont à pieds visiter Santilla del Mar (village musée), je reste à me griller au soleil et me reposer. Le soir on est 9 français, 2 suisses et un espagnol à table. Le lendemain Guy m'assure qu'il y a des punaises ? moi je n'ai rien vu rien senti, mais je n'avais pas dormi dans les draps (toujours fidèle à mon sac de couchage)
15/09/2011 Quevade - Comillas (26 km) : Je repars avec Guy à 7h 30, temps lourd et couvert, on s'arrête à visiter Santilla del Mar, on passe au terrain de camping où se trouve un supermecado pour le ravitaillement. On casse la croute en route et on arrive vers 14h 30 à l'auberge de 20 places!! (5€) Vers 17h 00 un petit orage; Pas de commentaire pour cette journée ??????
16/09/2011 Comillas - San Vicente de la Barquera (14,5 km) : Départ seul à 8h 30, chemin sympa, temps couvert et lourd. Je mez suis fai avoir avec un flêchage "pirate" je n'ai pas suivi mon guide : je fais 2 km de déviation !!!je marche seul jusqu'au bout et j'arrive à l'albergue vers 12h 00 dans les premiers, je laisse mon sac et retrouve mes 2 suissses (Estienne et Josette) l'hospitaleros nous donne une adresse de restau à 10€, c'est en ville et typique : très bon repas. Visite de la ville très beau point de vue depuis le haut sur la ria, le pont aux 33 arches et passage à l'église de Santa Maria de los Angeles. Le soir repas donativo avec pas mal de monde (je retrouve des gens que j'avais perdus 3 jours auparavant ??)
17/09/2011 San Vicente - Colombres (18,5 km) :Départ 7h 45 seul, il y a un peu de brouillard et on pique vers les montagnes en laissant la mer dans le dos. Le temps est lourd et petite bruine, je me perd en croyant prendre un raccourci mais du haut des collines je repaire le chemin et je rétabli la situation. Je m'arrête sur un banc public à Unquera, je vois arriver mes 2 suisses et Jean-Jacques (un nouveau sur le circuit ??) on va au restaurant et Estienne arrive à persuader le patron de nous faire manger à 13h 00, c'est un record en Espagne !!! On se tape une Fabada car on arrive pratiquement en Asturies etr c'est le plat national à ne pas louper. On arrive au gymnase de Colombres vers 15h 00, c'est un grand gymnase (3€) mais çà ira, on est un bonne vingtaine éparpillés dans le bâtiment. Il bruine, alors la viste du village se résume à visiter le musée de l'immigration.
18/09/2011 Colombres - Lianes (24 km) : Départ seul à 7h 45, il pleut et vent fort, la mer est démontée, c'est très joli, la côte est très escarpée et je peux admirer les "buffons" ce sont des escavation tubulaires dans la roche et les vagues compresse l'air qui jaillit en geisers avec de l'eau à des trous sur la côte (comme des baleines) Je marche un petit moment et par endroit avec deux couples d'amis français (j'apprendrais plus tard qu'un gars est un ancien pilote de l'ALAT et l'autre ancien officier mécanicien de l'A de T) ils sont tous les quatre sympa . L'arrivée à Lianes se fait assez humide,, il est 14h 30, je vais à l'auberge qui est située dans la gare FEVE. Je vais au restau (11€) mais comme il pleut je décide de rentrer et de me mettre sur Internet. Je fais connaissance d'un gars qui m'explique le fonctionnement du µ (c'est un vieux modèle) le temps s'améliore, je vais faire un tour en ville, je croise une espagole qui m'explique (je crois comprendre !!) qu'un marcheur est en fait un curé qui va dire la mess dans un moment. Par curiosité je m'y rends et constate que le curé est le gars qui m'avait expliqué la manutention du µ. Le soir on dormira mal car il y a des non-pélerins avec leurs gosses qui vont mettre la pagaille dans la soirée.
19/09/2011 Lianes - Denueva - Ribadesella (33,5 km) : Départ 7h 00 (prévision d'une étape longue) Belle météo et chemin agréable, jolis paysages, je retrouve mon curé et son collègue (çà fait 2curés) en fait un est franco-espagnol (catalan) et l'autre est bolivien (il ne parle pas français) je marche avec eux la deuxième moitié, du trajet, le bolivien est blessé aux pieds (ampoules) ils sont sympa et on discute jusqu'à l'arrivée vers 15h 30, les 2 gars vont se diriger vers la cure et moi j'ai encore 2 km pour traverser la ria et arriver à l'auberge de jeunesse (12,5€) c'est cher ! et pas fameux (pas de local pour la lessive, réfectoire au sous-sol, il y a beaucoup de places libres. Seul avantage, c'est à 50 m de la plage "de galets" après un repas "pérégrinos" à 8€ je me repose et je vais à la plage, ce sera mon dernier passage à la mer (elle est froide ) donc bain de pieds uniquement. Le soir je rtrouve mes 2 couples de français, José l'espagnol et Alba la basque espagnol et Daniela la canadienne de Toronto perdu depuis longtemps, pourtant on est parti d'Irun le même jour !!!!
20/09/2011 Ribadesella - La Isla - Sebrayo (34 km) : Départ 7h 15 Très beau temps et toujours un chemin agréable et vues magnifiques. Arrivée à Sobrayo vers 15h 30, c'est une petite albergue municipale à 3€, mais pas de téléphone et à 10 km de la mer. Tout le petit monde arrive à se caser, on mange tous dehors après avoir acheté nos provisions à l' épicerie ambulante.
21/09/2011 Sebrayo - Villaviciosa - Gijon (34,5 km) : Départ encore seul vers 7h 00, il fait bon, étape sympa jusqu'à Villaviciosa, c'est là que le chemin direction Oviedo (Primitivo) et Gijon se séparent. Après çà se gate pour grimper sur 5 km (+ 500 m) je fais ce trajet seul et à la pause (au sommet du col) je retrouve José, Alba et Daniela, on descend quelques km ensemble et on se sépare de nouveau. Je vais me perdre car mon guide est nul sur ce trajet et les flêches jaunes ne sont pas nombreuses : il va falloir demander son chemin ! Ouf, je trouve un gars qui a fait un effort surhumain pour m'expliquer en français comment retrouver le Camino !!! mais à quelques km de Gijon rebelotte, de plus j'ai une faim !!! qui me tord l'estomac, alors direction un restaurant et je vais me goinfrer pour 10 € et pouvoir enlever mes chaussures sous la table, je reste un bon moment pour déguster mon vino tinto (75 cl) Je vais repartir un peu "chargé" mais je décide de suivre la route qui est bien équipée pour les piétons. Il me reste 7 km, Gijon est une ville très étendue, je vise la plage que je vais longer sur 3 km. Après raz le bol je cherche une stationde d'autobuspour me rendre à l'auberge de jeunesse (ligne 12) Arrivé dans le quartier populaire je cherche l'auberge, enfin ! grace aux plan de ville je pose mon sac il est 17h 00 c'est tard mais j'ai perdu beaucoup de temps dans la ville. L'auberge est bien pour 10€ quand même. Je retrouve un disparu ! Jean-Jacques, dans la chambre il y a une jeune fille qui est déjà couchée (je la retrouverais plustard sur le circuit)
22/09/2011 Gijon - Aviles (22 km + 5 km en bus) : Départ 8h 15 par le bus de la ligne 12 popur rejoindre le terminal de la ligne à l'autre bout de la ville mais sur le camino. La première partie se trouve dans la zone industrielle (cookerie, fonderies) il fait beau et lourd mais l'environnement du chemin n'est pas formidable, (1/3 campagne, 1/3 forêt, 1/3 usines une boulangère ambulante m'offre le pain que je voulais acheter, avec une pomme ce sera mon cassecroute. La route suit les usines sur 7 km jusqu'à Aviles. Arrivée vers 15h 00 , c'est une grande ville portuaire, çà sent la cookerie à plein nez, l'albergue (5€) est située sur le chemin en centre ville. Pas mal, beaucoup de lits mais pas encore beaucoup de monde.L'ami Johan ( le tailleur de pierre de St Avertin) arrive avec son éternel sac rempli de cannettes et du vino tinto) La jeunr fille que j'avais vue dans la chambre à Gijon est là aussi c'est une allemande (Isabelle) Johan s'empresse de la baratiner et prend un lit à côté. La ville est malgré la pollution très jolie, il y a un grand parc en plein centre ville et les rues principales sont piétonnent à partir de 17h 00. Repas à l'albergue après les courses en compagnie de Johan. Je retrouve aussi une vielle connaissance : Gabriela l'allemande qui passe son temps à cuisiner de la bouffe BIO et qui monopôlise ainsi les gamelles, elle ne rigole pas tous les jours !!!
23/09/2011 Aviles - San Esteban Depravia - Soto de Luina (32,5 km) : Départ de nujit 7h 00 c'est éclairé sur 5 km de ville et de banlieu. On rejoins le bord de mer et le paysage commence à redevenir plus sympa. Il fait très beau et la chaleur monte. A Muros de Nalon petite pose de 1/2 heure au bistrot devant un café et des petits gateaux. Le camino est très joli, un peu perturbé par les travaux routiers mais çà va après les renseignements donnés par des habitants. J'arrive enfin vers 16h 00 à l'albergue qui est une ancienne école. Je retrouve devant moi la jeune allemande (Isabelle) mais elle marche bizarrement ce ne sont pas de ampoules mais une belle tendinite (elle a marche trop vite ) elle était partie avant moi avec son GPS, mais pas de bol son voyage s'arrêtera là. Après les courses je mange seul et vais faire un tour dans le village qui est à 3 km de la mer. Je sympathise avec une jeune dame qui s'avère être une polonaise (Katherine) je tombe sur 3 françaises de mon âge qui font le circuit ensemble (leurs époux font le Primitivo : ce sera "le trio infernal" car elle râlent toujours sur les jeunes.
24/09/2011 Soto De Luina - Cadavedo (25,5 km) : Départ seul à 7h 45 mon guide m'indique de ne pas prendre les chemins flêchés en jaunes car ils sont impraticables, résultat : je me tape 24 km de route mais elle est sympa et peu utilisée par les voitures, plus 1,5 km de plus car je suis passé à côté de l'albergue sans la voir. L'albergue est très petite (8 places) si bien que Johan est arrivé le dernier et se retrouve à coucher dehors sous un abri de fortune. Autrement les allemands sont présents ainsi que les françaises et la polonaise.Le village est très petit et sans intérêt.
25/09/2011 Cadavedo - Luarca - Pinera (28 km) : Départ à 7h 45 en même temps que Katherine la polonaise. Elle a une foulée d'enfer !!! je fais quand même le chemin avec elle. Il fait beau et le bord de mer est magnifique. On pique vers les collines après avoir savouré la beauté du port de Luarca et un bon petit café et de la brioche. Il y a des travaux d'autoroute mais les indications sont bien visibles. Si bien qu'on arrive à Pinera à 14h 00, moi je ne veux pas aller plus loin, alors je prends les clefs de l'albergue (donativo 4€) chez l'hospitaleros qui habite à 1 km, c'est une ancienne école tout est propre et spacieux. Katherine veux continuer car elle a un avion le 1er octobre à Santiago !!! je constaterai plus tard qu'elle a fait 20 km de plus !!! Moi j'ai le temps alors je me repose au soleil, nous sommes en pleine campagne, pas de village à visiter.
26/09/2011 Pinera - Navia - La Caridad (20km) : Départ 7h 30, il fait toujours vraiment beau, pas de problème,, je m'arrête pour prendre un café et lire le journal !! J'arrive à La Caridad et je ne trouve pas l'auberge !! une fois de plus je suis passé au pied sans la voir, on m'indique le chemin et je retourne sur mon chemin çà fait 2 km de plus et j'arrive à l'auberge il est 11h 30. Je suis le premier, je passe chercher la clef chez l'hospitaleras qui habite à 50 m.L'albergue est toute neuve (5€) je vois sur le cahier d'enregistrement que Katherine a couchée là la veille ce qui me confirme qu'elle avait 48 km dans les pattes ce jour là !!! Après la douche je pars à la Caridad pour manger au restau le repas pérégrinos à 8€ vino tinto à volonté. Je suis loin de l'albergue et je dé&cide de faire la sieste sur un banc public. C'est Johan qui me trouve là, il est venu aussi faire un tour, je lui paye une canà, après les courses on retourne à l'albergue qui est au complet. Le soir venu tout le petit monde que je connais est là pour passer la nuit.
27/09/2011 La Caridad - Tol - Castropol - Ribadeo (25 km) : Départ seul à 7h 20, il fait toujours beau, mon guide ne me fait pas passer par le côte et il n'est pas claire pour passer de Figueras à Ribadeo. Première solution par le viaduc qui enjambe la ria (mais s'est interdit aux piétons), ou faire le tour par Castropol et prendre le passeur. Je choisi la soultion passeur : perdu !!! il est 13h 30 quand j'arrive à Castropol, je peine à trouver l'embarquement. Puis on me dit que le passeur fait la sieste !! si bien que le gars se pointe à 15h 30 et je suis seul pour le voyage (15 mn) pour 10€ quand même il me fait faire une balade touristique et me fait passer en face de l'auberge. Arrivée à l'auberge municipale vers 16h 30, c'est très petit, j'arrive à me trouver une place (5€). Je suis le bon dernier à arriver, tout le monde à utilisé le pont !!!! Tant pis j'ai fait une balade en mer. Cà y est on est dans la province de Galice. Ribadeo est une grande ville, mais sans intérêt touristque.
28/09/2011 Ribadeo - Lourenza ( 29 km) : Départ 7h 20, temps lourd et orageux, le chemin est sympathique, beaucoup de forêts et de collines (2 dénivelés importants), je finis l'étape avec Eugénio l'italien, nous trouvons l'albergue dans la petite ville de Lourenza où nous arrivons vers 14h 00. Nous allons au restaurant et nous mangeons pour 8€. La pluie se met à tomber, nous faisons une petite sieste et j'attrape la crève à cause des courants d'air !! Visite de la ville qui est très jolie. Le soir on retrouve tous les pérégrinos connus. Il y a un couple d'allemands qui fait le tour de l'Europe et qui après fera le tour des USA.
29/09/2011 Lourenza - Mondenedo - Abadin (27 km) : Départ 7h 20. Très belle journée, il y une montée progressive et très longue (12 km) à la sortie de Mondenedo, çà se termine par un col très raide et des travaux d'autoroute sur 2 km du Camino. Heureusement que les ouvriers indiquent le bon sens. J'arrive le premier (13h 45) l'auberge est toute neuve l'hospitaleros est sympa. Nous sommes au village de Gontan à 1 km d'Abadin. Nous mangeons avec Eugénio au restaurant du village (8€ le repas, le patron parle très bien le français) Il fait très beau alors nous faisons une bronzette sur la terrasse de l'auberge. En fin de journée petite balade à Abadin qui n'est pas grand, il y a de quoi faire son ravitaillement.
30/09/2011 Abadin - Villaalba (18,5 km) : Départ 7h 45, il fait toujours aussi beau, le camino est très bien, marche paisible car l'étape sera courte, arrivée à l'albergue vers 12h 15, c'est avant la ville (2 km) mais c'est impeccable (5€). Je suis le premier et j'attends Eugénio avec qui je dois manger. A 15h 00 on va au restaurant dans la zone industriel qui est proche on mange très bien pour 11€ tout compris (j'ai pris de la poulpo = extra) Je vais en ville mais comme c'est loin je vais faire une petite sieste sur un banc public en attendant l'ouverture de la bibliothèque municipale (accès Internet gratuite) je rentre vers 19h 00 après avoir acheté des fruits et des olioves pour le soir. Ce soir grande discution pour les 2 prochaines étapes, soit faire 18 km et 40 km ou 36 km et 26 km. Je choisis la deuxième solution, José et Alba aussi ; ce qui veut dire que pas mal de compagneros vont disparaitre de mon paysage, notament Eugénio.
01/10/2011 Vilalba - Baamonde - Miraz ( 36,2 km) : Départ seul et de nuit à 7h 15, il fait bon et les indication en ville et dans la banlieu sont visible, mais au bout de 7 km alors qu'il fait déjà jour, mon guide est nul et de plus à cause des constructions d'autoroute les flêchages jaunes ont disparu, alors je tourne en rond pendant une 1/2 heure, je ne compte pas les km sup mais le compteur tourne depuis un moment, je me résous à prendre la nationale N634 direction Baamonde qui est bien sécurisée (ce n'est pas comme en France) et dans le village d'Alba je retrouve mon camino. Le beau temps est là un petit café au bistrot du coin et je m'arrête à Baamonde au bout de 21,6 km, Ouf! il était temps car il est 13h 00 passé et çà commence à taper. Petit passage au bistrot pour me vider une canà plus des tapas offertes par la petite patronne. Je m'installe en face à l'ombre au pied de l'église, repas et repos pendant 1h 00. Il fait très chaud pour repartir sur la route qui est toute droite et çà sur 7 km. Je ferais 3 arrêts de 20 mn pour boire et me reposer dont un arrêtdans un bistrot perdu mais qui à de la canà super fraiche "dément" je rest à discuter avec le patron comme si j'étais en Espagne depuis dix ans !!!!!arrivée vers 16h 45 à l'albergue tenue par deux anglaises qui appartiennent à une congrégation catholique Anglaise. Super sympa les mamies, c'est très propre et 1/2 pension donativo (je donne 7€) je retrouve José et Alba ainsi que Gabriela "ma copine" allemande. Mais pas d'Eugénio, par contre on sympatise avec Saray et Joan des espagnols très agréables.
02/10/2011 Miraz - Sobrado Dos Monxes (26 km) : Départ 7h 45, aujourd'hui l'étape sera moins longue, il fait un peu frais mis le ciel est déjà bleu, la journée s'annonce bonne. Je démarre seul mais les 4 espagnols ne sont pas loin derrière moi, on traverse une lande magnifique avec des gros granits bleu-gris, du sable et de magnifique forêts de sapins, nous marchons désormais tous les 5 ensemble, je ne parle pas espagnol mais je comprends bien le sens de leurs discussions (car ils n'arêtent pas de parler !!! surtout l'ami José) Nous arrivons de bonne heure à Sobrado (13h 30) nous devons coucher au monastère des Cisterciens (5€), nous arrivons à caser nos sacs avant d'aller manger, mais il est trop tôt, alors on s'arrêtent dans un petit bistrot pour boire un coup. A 15h 00 on revient au restaurant qu'on nous a conseillé et nous mangeons pour 10€ tout compris. De retour au monastère on nous attribue une cellule voûtée avec juste 5 lits : impeccable !! Une petite douche, la lessive et chacun va vcisiter le monastère qui est immense avec ses chapelles, même une cathédrale reconstruite sous l'époque de Franco.
03/10/2011 Sobrado - Arzua (22 km) : Départ 7h 50 avec Saray et Joan, il fait sombre, le ciel est étoilé, donc pas de nuages. Mes deux amis s'arrêtent pour boire leur bière du matin, moi je continue. Il fait déjà très chaud, le chemin n'est que de routes et chemins bétonnés, mais le paysage est beau. J'arrive vers 14h 00 à l'albergue municipale (5€) c'est très propre mais il y a du monde car c'est à Arzua que le Camino del Frances et le Camino del Norte se rejoignent avant d'arriver à Santiago. Je fais une petite sieste jusqu'à 18h 00. La ville n'est pas formidable mais comme il fait encore chaud je vais me ballader et faire mes courses.
04/10/2011 Arzua - Pedrouzo (19 km) : Départ à 8h 00 car s'est une petite étape. Le chemin est paisible et agréable, je traverse des forêts d'eucaliptus (omme d'habitude), malgré un temps brumeux au départ le soleil perce le brouillard vers 10h 00 et il fera chaud toute la journée. Je retrouve José et Alba en cours de route et on arrive ensemble à l'albergue (8€) qui est encore fermé (13h 30) çà ouvre à 14h 30. A près notre installation nous allons tous au restaurant, aujourd'hui 4 Octobre j'ai 65 ans, alors je paye le vin à table, ce sera de vin de la Rojà, on s'en tapera deux, j'aurais même droit à deux bougies sur mon gateau, on a passé un après-midi fotmidable, j'apprécie la gentillesse et le bon entrain de mes 4 espagnols. Demain c'est l'arrivée à Santiago ce qui veut dire que c'est la fin de notre Camino, mais pour l'heure on n'y pense pas ou du moins on y pense chacun dans sa tête.
05/10/2011 Pedrouzo - Santiago (20 km) : Départ 8h 00, avec José et Alba, les deux autres sont encore au petitdéjeuner. Le temps est brumeux mais le soleil va se faire voir vers 10h 00, toujours de la forêt, il ya du monde !! mais pas de bousculade, Alba a décidé de marcher seule, alors je continue avec José, on s'arrête dans un bistrot "Zen" l'intérieur est tagué de partout !!!! la patronne est sympa, on achète des pendentifs avec la "concha" pour offrir aux femmes de la famille et à Alba. On s'arrête un peu plus tard dans un autre bistrot pour casser la croute, on retrouve Alba. Nous arrivons au Monte do Gozo (aux environsde Santiago, petite pose photos avec les amis. Nous avons pratiquement 5 km de parcours en ville avant d'arriver à la cathédrale. C'est long, il faut marcher au milieu de la population qui ne prend même pas gare à toi !! ils sont habitués !! La ville est tyrès importante, nous suivons José qui connait bien les lieux. En passant à la cathédrale il y a une mess et nous regardons par les grandes portes, ils sont entrain de balancer le "botafumeiro" (énorme encensoir) c'est exceptionnel car il faut payer (230 €) pour qu'ils l'utilisent, c'est souvent des groupes ou associations qui payent pour le balancer dans la grande allée. devant la cathédrale : déception ! il y a une manif pour la paix dans le monde! je crois, çà nous coupe la sérénité de notre fin de Camino, bref ! on va ensuite faire valider notre crédencial et obtenir notre brevet de pélérin "authentique". Moi j'ai décidé de partir en fin d'après midi vers Fisterra, mais avant il faut que je passe à la gare autobus pour réserver ma place du retour en France. J'arrive à touver la ligne de bus qui conduit à la "estacion" Je m'aperçois alors que les départs ont lieu le jeudi et le samedi, on est le 5/10 donc je n'ai que 2 jours pour aller à pieds à Fisterra( il ya 90 km donc 4 jours) et revenir en bus. Cà ne colle pas alors je décide d'y aller en bus, je prends mon ticket A/R et celui pour samedi matin pour aller à Tours. Je rtrouve José qui m'attendais en ville, nous rejoignons Alba et tout les trois nous allons manger une dernière fois ensemble. L'ambiance n'y est pas ! nous plaisantons quand même et après il faut se séparer, Alba s'en va : adios ! José se dévoue pour me faire visiter la ville et la cathédrale car son train pour Madrid est en fin de journée. C'est en buvant un coup dans le vieux quartier que nous retrouvons Saray et Joan, nous discutons un moment et nous nous quittons tous définitivement.
05/10/2011 Santiago - Fisterra (en autobus) : J'arrive à 22h 30, je ne sais pas où je vais coucher, les auberges ferment à 22h 00, un coup de chance est de trouver une habitante qui fait du gite au "black" et je me retrouve ainsi avec une allemande à coucher chez elle (pas dans la même chambre : dommage pour 15€) c'est la première fois depuis 2 mois que je n'ai pas dormi dans des draps !!! superbe douche et excellente nuit.
06/10/2011 Fisterra - Cabo Fisterra (5 km) : Je me suis levé à 9h 00 !!!! un bon petit thé préparé dans la superbe cuisine de la mamie, et me voilà à me balader sur le port . Apr
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